My Little Spoon se fait la malle : en route pour la Bolivie !

Cet article n’a pas grand-chose à voir avec la gastronomie… du moins pour l’instant. Mais quand on est une petite cuillère itinérante… on voyage ! Et avant de voyager… on le prépare son voyage ! Rendez-vous au prochain épisode pour une véritable épopée gastronomique en Amérique du Sud.


Imaginez une petite cuillère curieuse et aventurière, qui n’a pas eu l’occasion de prendre plus de 4 jours de vacances d’affilée depuis 2 longues années. Les temps sont durs pour les jeunes couverts, et c’est tout naturellement qu’elle a accepté d’enchaîner plusieurs contrats dès la sortie de son école. Mais voilà qu’un jour, une accalmie se profile à l’horizon… 15 jours semblent disponibles entre 2 contrats ! Vive la précarité, advienne que pourra, elle saute sur l’occasion, prend ses clics et ses clacs et, son Amoureux sous le bras, s’envole pour la Bolivie.

Bon avant de s’envoler, encore faut-il préparer le voyage. Et comme elle adore les listes et qu’elle en a fait au moins 450 différentes avant de partir, en voilà une de plus :

- Passeport : c’est bon. Le vol low-cost transite bien évidemment par Miami (après Madrid, oui ça fait un peu long, mais c’est low-cost !). Un coup de bol : à 2 jours près, il fallait un visa pour pénétrer sur le territoire américain. Hé oui, allez savoir pourquoi, si votre passeport a été émis avant le 25 octobre 2005, pas besoin de visa. S’il a été émis après, vous êtes bon pour soit refaire un passeport biométrique, soit entamer une procédure de visa. 

- Autorisation d’entrée sur le sol américain : c’est fait. On ne la remplit plus dans l’avion mais en ligne, au moins 72 heures avant le départ. Mais surtout, pas de blague quand on répond aux questions. Pourtant c’est tentant : avez-vous l’intention de commettre un acte terroriste sur le territoire américain ? Avez-vous l’intention de kidnapper un enfant ? Cochez oui ou non. Mieux vaut ne pas s’amuser à cocher oui, au risque de pourrir quelques années à Guantanamo.

- Vaccins : c’est fait (et ça fait un sacré trou dans le budget quand on s’aperçoit qu’en plus de la fièvre jaune, on doit rattraper le DT polio, la Typhoïde et l’Hépatite). Plus de 200 euros pour 2 personnes… grrr. Ca n’était pas vraiment prévu au budget de départ.

- Routard, Lonely Planet, mini-guide de l’espagnol latino-américain : c’est acheté, lu, relu et potassé. Mais il faut tout de même se garder un peu de lecture pour les 8 heures d'attente à Miami...

- Matériel de randonnée : c’est fait … presque le prix du billet d’avion (peut-être aussi parce que l’Amoureux, aventurier dans l’âme, a voulu pousser le vice jusqu’à s’équiper de gourdes intégrées au sac à dos, de couvertures de survie ou de serviettes de bain à séchage ultra rapide… à coup sûr indispensable !)

- Médicaments / trousse de secours : c’est fait. Il faut envisager toutes les maladies possibles et inimaginables, de la joyeuse tourista au plus singulier des maux de têtes. Une vraie pharmacie ambulante.

- Préparation des sacs à dos : la Bolivie a une particularité : toutes les conditions climatiques coexistent. La Paz se situe à près de 4000 mètres d’altitude, il fait -10°C la nuit dans le désert de sel au Sud du pays, mais il fait aussi +35°C dans la forêt amazonienne au Nord… Très pratique pour faire sa valise... Cela va du bonnet fourré au maillot de bain. Mais attention, encore plus compliqué : il faut anticiper les sources chaudes où l’on fait trempette en pleine montagne, mais aussi l’assaut des moustiques en Amazonie – d’où les vêtements longs et couvrants… Un vrai casse-tête – surtout quand on sait que tout doit loger dans un sac à dos que l’on portera pendant 2 semaines. Mais heureusement que l’Amoureux est organisé et qu’il va prendre tout ça en charge … sic.

- Assurance voyage, appareils photos, cartes mémoire, bouquins, antimoustiques, photocopies de tous les papiers « au cas où » (et on ne se moque pas de la super ceinture-banane ultra-plate achetée chez Nature & Découverte), chapeau, lunettes de soleil, crème solaire et j'en passe : c’est fait. Je crois qu'on est fin prêt.

Restait alors une inconnue : la grippe A ! Et oui, en plein cœur de la tempête médiatique, on s’est demandé si oui ou non on allait pouvoir partir. Puis le soufflé est retombé et on s’est dit que OUI, on allait partir, qu’on avait autant de chance de l’attraper à Bordeaux que là-bas. 

Ah oui, une dernière chose... Tout le monde est d'accord pour dire qu'avant un long voyage, mieux vaut être en forme, reposé et détendu. Tout le monde sait aussi que les 2 derniers jours avant le départ sont capitaux : on règle les derniers détails, on rêve ENSEMBLE de l'itinéraire que l'on va emprunter... C'était sans compter la passion dévorante de l'Amoureux pour la voile : cette régate à Marseille organisée la veille du départ ne passera pas à la trappe ! Mais ne soyons pas mauvaise langue, les sacs sont faits, l'itinéraire est presque calé (ou il le sera pendant les 1253 heures d'attente entre 2 avions). Il n'y a plus qu'à espérer qu'il soit là à temps. Et puis après tout, c'est aussi parce qu'il est passionné et engagé qu'on l'aime, non ?

En route pour l’aventure !

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